jeudi 23 août 2012

Les petites joies du cabinet

  • Arriver le matin la première et voir que l'agenda est plein mais avec des patients sympas.
  • Avoir le temps le midi de manger sans être pressée par une urgence ou par le téléphone qui n'arrête pas de sonner.
  • Avoir un patient qui nous remercie de l'avoir reçu en urgence/aussi vite/de l'avoir soulagé ...
  • Voir que le patient qu'on ne voulait pas voir avait annulé son rendez-vous (même si c'est juste reporter l'échéance).
     
  • Recevoir des compliments suite au dernier soin, s'apercevoir que le patient n'a enfin plus mal, qu'il peut sourire à nouveau.
  • Poser un travail de prothèse et avoir le chèque qui va avec. Même si il sera déposé après remboursement, l'avoir entre les doigts c'est souffrir un peu moins en pensant à la caisse de retraite.
  • Avoir 5 minutes entre 2 patients et penser aux retrouvailles du soir, à l'émission débile sur m6rreplay et au bon petit repas en perspective.
     
  • Découvrir une réserve cachée de gants alors que je pensais être en voie de rupture (c'est pas moi qui gère les commandes).
  • Etre en retard et voir que le patient suivant n'est pas là. Et ne pas regretter d'avoir pris le temps de finir le soin.
     
  • Entendre un enfant pleurer avant d'entrer et réussir à terminer le soin sans user de la force (merci super assistante).
  • Attendre que la radio de contrôle du traitement canalaire apparaisse sur l'écran et être contente de le trouver réussi. Un vieux réflexe gardé des heures de TP et des validations où le stress nous envahissait pour 1 demi millimètre en moins (ou en plus).
  • Voir une mère soulagée après avoir fait sur son enfant un composite sur une incisive cassée quelques heures auparavant.
     
  • Etre payée par la CPAM. Je suis nulle en calcul mental mais je pense qu'entre 15 et 20 % de mes patients sont CMU.
  • Fermer la porte après le dernier patient du soir, profiter du calme, finir de ranger le cabinet et partir.
  • Le moment de grâce dans le métro où on peut enfin décompresser et penser à soi.
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vendredi 10 août 2012

Que faire quand on a mal au dent un 15 Août ?

En Août tout se vide, les commerçants ferment pour congés annuels, les bonnes tables aussi, vos enfants sont en vacances scolaires, votre dentiste prend un peu de repos au soleil. Mais vous vous avez mal aux dents et ne savez plus où aller ...

Quelques conseils donc pour appréhender cette période chargée en urgences dentaire car la douleur ne prévient pas toujours et quand elle survient il est parfois trop tard.

En préventif (mais il est un peu tard je vous l'accorde vu qu'on a passé le 10 Août et qu'on est au plus haut du taux de désertion des cabinets dentaires) :
  •  Prenez toujours un rendez-vous 1 mois ou 15 jours avant de partir en vacances pour permettre à votre dentiste de faire un bilan annuel voire de finir les soins à temps si vous en avez besoin. Si vous venez la veille malheureusement il ne pourra pas faire grand chose pour vous et vous devrez attendre votre retour (et peut-être gâcher vos congés).
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  • Assurez vos rendez-vous, venez à l'heure, prévenez de vos retards, annulez si vous ne pouvez pas. Cela semble anodin (ou normal ) mais quand il s'agira de vous prendre en urgence, le dentiste sera moins enclin à le faire si vous ne lui êtes pas sympathique.
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  • Point évident mais utile de le rappeler, ne laisser pas traîner des soins, ou des infections. Si votre dentiste vous a dit qu'il fallait enlever cette dent, ça ne peut attendre 6 mois, idem pour la dent qui menace de se fracturer si on ne fait pas la couronne. Bizarrement c'est toujours quand il est pas là que vous  aurez besoin de lui.

En curatif (vous avez mal et ne dormez plus):
  • Demander conseil à votre pharmacien avant d'avaler une boîte entière de dafalgan. La dose toxique de paracétamol est vite dépassée, après l'ingestion de 4 g on risque une intoxication et à terme une cirrhose hépatique. Le temps d'action de la plupart des comprimés est de 30 minutes donc attendez ce temps de latence avant de prendre 3 comprimés et renouvelez au bout de 4 heures minimum. Évitez l'automédication de manière générale, ne prenez pas d'ibuprofène (advil) sans conseil (sans quoi vous pourriez gonfler au lieu de vous soulager), ne prenez pas de médicaments prescrits lors d'une urgence antérieure.
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  • Appelez votre cabinet dentaire, peut-être que votre dentiste a pris un remplaçant. Si le cabinet est fermé, essayez dans le secteur. Si vous êtes dans une grande ville, essayez le service d'urgence dentaire du service hospitalier universitaire. Le dernier recours un jour férié reste l'appel à la gendarmerie pour connaître le dentiste de garde dans le secteur.
  • Si vous trouvez un rendez-vous en urgence dans un cabinet soyez ponctuel et agréable. On sait que vous avez mal mais vous n'êtes pas le seul, essayez de ne pas nous faire regretter d'avoir ménagé du temps pour vous.
  • Soyez disponible. Si votre seul horaire possible est le samedi après-midi à 16h vous aurez peu de chance de vous voir soulager. Si c'est une vraie urgence vous devez adapter votre emploi du temps en fonction comme vous l'auriez fait pour une jambe cassée.


Surtout n'en voulez pas à votre dentiste d'être absent, tout le monde a le droit à prendre du repos, personne ne fait du bon boulot en étant surmené...
 
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