vendredi 26 juillet 2013

Etre collaboratrice


  • État censé rester provisoire, le temps de s'associer, reprendre la succession ou d'ouvrir son propre cabinet.

  • C'est avoir souvent le "cul entre 2 chaises" entre le titulaire et l'assistante. Voir les assistantes bouillir ou être impatientes de se barrer car payées en retard, mal payées, trop d'heures sup non rémunérées, sans pouvoir intervenir. Et les regarder changer de cabinet alors qu'elles sont la force motrice. Ou alors voir l'assistante se démener pour le titulaire et ne rien faire pour nous (et se marrer en se disant "qu'est-ce qu'elle croit qu'il va se passer quand le cabinet sera à vendre?" Non mais c'est vrai si je reprends le cab' elle va faire volte-face? )

  • Accepter de faire les horaires pourris, c'est à dire de ne pas avoir le choix de ses vacances et être là pendant toutes les vacances scolaires sans exception, et les samedis. 

  • Se payer les enfants difficiles (ou pas rentables plutôt) (c'est à dire les polycariés surtour) car "on est une spécialiste" alors qu'il n'en voit aucun. Ou si juste ceux à qui il fait des scellements de sillon et nous laisse le soin de faire toutes les caries.

  • Prendre les urgences du titulaire et parfois réparer ses "merdes" (le couvrir parce qu'on est con-fraternelle quand c'est évident que c'était de la merde à la base ou finir ce qu'il a entamé car il voulait "dépanner").

  • Passer pour la remplaçante quand il est absent alors qu'on bosse sur un fauteuil différent.

  • Être celle de fait qu'on va voir quand vraiment ça fait mal, et quand vraiment il n'est pas dispo, ne pas être réglée car "il fait tout payer à la fin" et finir par faire la maintenance "pourrie" (descellements de couronne, abcès sous dent à extraire, inflammation pulpaire sur carie non traitée) ou le dépannage entre deux (les soins mais pas la prothèse).

  • Rattraper les erreurs des collaborateurs précédents mais savoir que le suivant se coltinera aussi nos erreurs de jugement (les dents conservées pour faire plaisir au patient, qui n'en prend pas soin, les bridges à moitié branlants qui se descellent ...).

  • Être à un niveau d'égalité sur le papier mais en réalité devoir répondre à ses "ordres". Finir par céder sur les prescriptions d'antibiotiques et refourguer la même molécule que lui qui ne s'est pas renouvelé sur les recommandations en vigueur (se retenir de lui expliquer qu'on ne donne pas non plus des antibios pour chaque douleur pulpaire ni des anti-inflammatoires stéroïdiens). 

  • Dépendre de son bon vouloir pour les commandes de matériel. Devoir travailler avec des rotatifs obsolètes alors qu'il en a des neufs dans ses tiroirs. Finir par investir pour son confort personnel. Attendre désespérément qu'il installe la radio numérique (chose promise à la signature du contrat). Travailler avec 3 types de fraises alors que le cabinet est rutilant, devoir nettoyer les caries avec des instruments bien trop gros (comprendre pourquoi chez lui tout finit en couronne). Faire des traitements canalaires en mode "cabinet de guerre" alors que le cabinet est neuf et au top. Ne pas avoir de composite correct et s'entendre dire "moi dans ce cas je fais un onlay car vous avez vu mon composite c'est pas possible" et lui suggérer d'en acheter 3 seringues, ce ne serait pas du luxe.

  • Découvrir des choses pas jolies-jolies mais rester muette et confraternelle. Exemple des salariés payés au black avec un contrat atypique, des travaux prothétiques commencés sans finir les soins urgents, des modes de paiement alambiqués (question type en entretien qui doit interpeller : on fait quel pourcentage sur le black ?), des soins enregistrés mais absents en bouche.

  • Se taper les patients "pourris", ceux qui ont loupé 10 rendez-vous mais qu'on a jamais viré, ceux dont on sait qu'ils ne paient pas, ceux qui sont CMU , ceux qu'il ne veut plus voir ...


Liste non exhaustive.

Tout ce que j'évoque ici est la synthèse de mon expérience et de celles de mes amis-confrères, et non le reflet propre de mon activité actuelle.


Edit : j'ai oublié les "bilans rentabilité", ces mini-réunions en fin de journée (pile au moment où tu veux rejoindre ton chez-toi pour manger) où ton titulaire détaille patient par patient, les cas où il aurait mis une couronne. ou fait un stellite, aucune appréciation positive sur le travail, ni la ponctualité, ni le rapport avec les patients, juste le chiffre. Aucune remarque bien sûr sur le fait qu'il nous pique les patients intéressants (ceux qui ont les moyens) et nous laisse que des jeunes (ou des gosses) ...

jeudi 18 juillet 2013

Travailler dans le 93

Un an d'exercice en banlieue parisienne maintenant, il y a ces choses auxquelles je m'attendais et celles qui m'ont surprise. 

Je savais que j'aurais une patientèle hétéroclite mais je ne pensais pas autant de nationalités et cultures. Quand on parle des banlieues, on oublie toujours de parler des asiatiques (indiens, chinois, russes). Peut-être parce qu'ils travaillent (au black ou non) et ne demandent rien à personne ?

Je m'attendais à plus de femmes voilées et ça reste très minoritaire, surtout des foulards mais peu de version complète, peut-être que là aussi on pense que les banlieues sont des terreau à djihadistes alors que la grande majorité est modérée. D'ailleurs on ne m'a qu'une seule fois dit qu'on ne pouvait pas continuer les soins avec moi car je suis une femme (mais je pense surtout qu'il voulait une bonne raison pour laisser pourrir ses dents et continuer à louper ses rendez-vous).

J'ai appris à apprécier encore mieux Paris (à part la cité Curial peut-être ?). Souvent ceux qui habitent de l'autre côté du périph' rétorquent qu'il n'y a pas de grande différence avec les arrondissements périphériques mais pour le 93 à part une poignée de ville (ou d'îlots) c'est un monde parallèle.

J'ai compris que traverser au feu piéton vert n'est pas une chose aisée. Le francilien aime bloquer la circulation en forçant le passage (dédicace porte de Pantin) et le piéton peut se gratter pour qu'on ne l'oublie pas. Quelque fois j'ai failli me faire tailler un short par des voitures bien trop belles pour le quartier qui ne connaissent pas le code de la route. La première réaction aurait du être la révolte mais force est de constater que plus tôt je me casse de mon lieu de travail mieux c'est.

J'ai développé une nouvelle faculté, l'abstraction du monde qui m'entoure, doublée d'un niveau d'alerte renforcée. Une partie de mon cerveau sur mon trajet est occupée à analyser l'environnement; feux de circulation, voiture va t'elle s'arrêter ?,  qu'attend le groupe de jeunes ... et l'autre partie masque la dure réalité; roms qui partent mendier en famille limite bras dessus bras dessous et qu'on retrouve par terre en faisant semblant de souffrir dans le métro, vendeurs à la sauvette, mecs saouls, dealers, esprits qui s'échauffent ... C'est simple je pourrais voir un mec se faire tabasser à côté de moi je ne serais même pas sûre d'intervenir. Bien sûr je ferais les soins de première urgence aux jeunes qui pensent maîtriser leur deux-roues et vont finir dans une ambulance, mais jamais je ne m'interposerai dans une bagarre. Parce que je tiens à l'intégrité de mon enveloppe corporelle et que je ne suis même pas sûre que ça change quelque chose. Oui j'ai appris à ne pas me mêler des problèmes des autres.

J'ai oublié mes jupes et robes adorées. Quand on marche dans des rues à moitié éclairées seule le soir (en hiver du coup) et qu'on ne croise que des groupes d'hommes jeunes (où sont les femmes ?), on a juste envie d'avancer sans avoir aucune remarque. Peut-être que la rareté accentue la connerie des hommes, mais une robe pas forcément courte ou moulante met souvent en valeur cet aspect animal qui leur fait croire qu'on est le dernier morceau de viande à partager. Dans le quartier, je croise très peu de jupes, à part sur les mamans bien entamées par la vie ou en mode religion-friendly. Je comptais sur mon gros ventre pour me lâcher cet été en pensant que jamais on agresserait une femme enceinte, mais finalement je n'aurais pas l'occasion de tester.

J'évite également les bijoux apparents, je ne porte jamais mes bagues, j'ai hésité longuement pour ma dernière paire de lunette car le logo de la marque était bien trop voyant. En fait je ne veux aucun signe extérieur de richesse, pour ne pas passer pour une nantie alors que je suis loin de l'être (mais ado on pensait que je jouais au polo le mercredi car mes parents avaient eu l'audace une fois de se payer une semaine au club med). En somme c'est pas comme si j'avais honte d'être vue comme la dentiste. C'est un peu le syndrome français où tu n'as pas le droit de gagner honnêtement ta vie (par contre beugler dans le quartier combien tu t'es fait en vendant ta came la veille tu peux).

J'ai un projet de changer de région à moyen terme parce que je ne m'imagine pas vieillir ici dans cette ambiance. Je n'ai envie de soigner personne de mon entourage non plus, peur qu'on les "engraine", qu'on leur raye leur voiture (si jamais ils trouvent une place où se garer). Mais en même temps si je pars, qui va rester pour soigner mes patients qui sont adorables pour la plupart ? 

vendredi 12 juillet 2013

Educacion

Une fin d'année dans un bus Eurolines pour Barcelone, un enfant qui tape dans le siège avec ses jambes, la dame espagnole devant qui se retourne exaspérée en vociférant un "Educacion !", ça m'a marquée. Encore maintenant quand je vois un enfant "mal élevé", je pense à ça.

Mais qu'est-ce qu'être mal élevé ? Certains diront que je le suis parce que je dis des gros mots facilement, le moins possible mais pas mal au final. D'autres diront qu'un enfant est un enfant, et que je ne peux pas comprendre puisque je suis nullipare.

A quel âge doit-on apprendre les limites à ne dépasser à son enfant ?

Ce qui me choque en entendant le discours de certains enseignants est que certains parents délaissent toute charge éducative (et non plus instructive) sur l'école. Et rejettent leur manque d'implication en disant que si c'est le bazar en classe c'est la faute de l'enseignant, de son défaut d'autorité ou son manque de "savoir-faire" et non la leur.

Au cabinet c'est un peu pareil, les parents nous ramènent leurs enfants plus ou moins polis, avec plus ou moins de caries en bouche. Et au lieu de se remettre en question quant à la présence importante de lésions carieuses et aux bonbons/boissons ingérés quotidiennement, ils veulent que nous prenions le rôle du grand méchant dentiste qui va les punir et leur faire mal parce qu'ils l'ont mérité.

(On notera juste que jamais on ne m'a remise en question en disant "c'est pas possible il a encore des caries mais vous en aviez fait 10 l'an dernier.)( Et heureusement).

En questionnant les parents on apprend que l'enfant se sert tout seul des haribos dans la journée parce qu'il a faim, ou qu'il ne peut dormir à 4 ans sans boire un biberon de lait chocolaté. Et jamais les premiers n'interviennent pour stopper leur comportement ou reprendre en main leur alimentation. Un jour d'hiver j'ai cru m'étouffer en voyant une fratrie de moins de 3 ans avec leur mère tous une sucette à la bouche à 22h du soir

En fait il faudrait réinstaurer des cours de nutrition au collège-lycée pour apprendre aux futurs parents les bases d'une alimentation équilibrée parce que souvent on reproduit les mêmes habitudes et erreurs de génération en génération.

Parfois ils seront capables de dire "on lui donne des bonbons parce qu'il aime ça et on lui dit tu vas voir ce que ça va te faire" et ça donne une bouche dévastée avec des parents complices "on lui avait dit d'arrêter, il a pas voulu".

Si le patient est mignon et coopératif, je le soigne sans souci mais si il commence à gesticuler j'arrête. Le parent est toujours énervé parce qu'il voulait en finir mais il ne calme souvent pas le jeu avec son enfant en commençant au contraire une séance de négociation. "Allez 5 minutes et on va chez macdo". "Tu vas voir un coup et c'est terminé". "Après on part et je t'achètes ce que tu veux".  Déjà je n'ai pas besoin de 5 minutes mais de 20, c'est moi seule qui peut savoir si il reste de la carie à nettoyer. Le parent préfère qu'on traumatise son gamin en faisant un soin de force. C'est simple pour une extraction de dent de lait, on prend un davier, on oublie les pleurs sans larmes et on tire, mais une carie, quand on est seule (et qu'on tient à ses doigts et à ne pas arracher la joue avec l'instrument rotatif), c'est impossible.

Je ne sais pas vous mais quand j'étais petite, si mon père ou ma mère me donnaient un ordre je l'exécutais sans le remettre en question, et jamais je ne faisais de scène chez le dentiste (pourtant on a du m'arracher pratiquement toutes les dents de lait). 

La parade qui marche le mieux est d'adresser l'enfant à un pédodontiste, c'est à dire un dentiste qui ne soigne que les enfants et qui du coup se fait plaisir sur les honoraires. Un acte pédodontique est toujours déficitaire avant même qu'on ouvre le premier sachet d'instrument, alors sur un patient réfractaire vous n'imaginez pas (nous dentistes ne pouvons compter une consultation que par séquence de soin donc si le patient revient 2 fois sans rien faire, on ne peut rien coter, merci la nomenclature ...). Généralement quand le parent voit la facture du premier rendez-vous, il "parle" pour de bon avec l'enfant qui ouvre le bouche et reste tranquille comme par magie au rendez-vous suivant avec nous.  

Quand on soigne comme moi des enfants de cultures différentes, on est frappés par la différence. En somme plus ils viennent de l'est plus je suis sûre d'être tranquille, "mes" petits asiatiques (indiens ou chinois) ouvrent la bouche sans broncher et souvent sans laisser une parole s'échapper (parfois tu te dis que tu soignes une poupée), les petits est-européens écoutent leur mère et ne discutent pas, par contre les méditerranéens c'est un autre souci, mais uniquement pour les fils, les filles ayant l'habitude d'être sages et disposes contrairement à leur frère qui est l'élu de la famille (je caricature  mais souvent ils ont un pass no limit). Et puis il y a les vrais beaufs qui ne pouvaient pas révolutionner la France et dont on plaint les enfants (généralement début d'obésité infantile en plus). 

Et si on passait un diplôme avant d'être parent ?

Edit : Je sais que pour beaucoup je passe pour la conn**** de dentiste qui veut donner des leçons. Mais je ne parle pas ici de faire manger des haricots verts tous les soirs à ses enfants ou de les élever en pianistes virtuoses.

Je sais à chaque fois que je parle d'enfants qu'il y a 2 camps. Ceux qui disent que je ne n'y connais rien et ceux qui plussoient. 

Sauf que je soigne plusieurs enfants par semaine, que j'ai le temps de parler alimentation et hygiène avec leurs parents, et je sais que l'un ne va pas sans l'autre. Et j'ai aussi une famille, des cousins, des neveux, des amis qui ont des enfants. On est pas tous dentistes, ni CSP +, on a tous une idée différente de la parentalité parce qu'il n'y a pas d'idéal mais on se retrouve sur le fait que les bonbons et boissons sucrées ne sont pas une alimentation normale.

Bien sûr si votre enfant a une carie ça ne fait pas de vous une mauvaise mère. 

Mais si votre enfant de 5 ans a déjà la bouche ravagée par les caries, le responsable c'est vous. Et même si c'est dur à accepter il faut se remettre en question. Souvent dans les familles que je rencontre, l'ainé essuie les plâtres et les suivants sont mieux suivis.


vendredi 5 juillet 2013

Celle qui me rendait malade

Depuis que j'ai réaménagé mon emploi du temps pour être efficace et contente de me lever (c'est à dire virer les indésirables), je ne suis jamais allée au cabinet à reculons.

Je suis humaine donc l'idée de rester au lit après un vendredi trop arrosé ou juste par flemme me traverse parfois ... 2 secondes avant de prendre le chemin de la salle de bain.

Personne, même pas lui, ne me fait autant flipper que cette pauvre femme qui du haut (bas) de ses 60 balais me donne du fil à retordre.

A elle seule, elle suffirait à me faire quitter le cabinet pour être sûre de ne plus l'avoir (la voir) comme patiente.

Car bien sûr j'ai essayé de la virer. Pour tous les autres ça a marché sans forcer. Elle, elle m'a fait comprendre que j'étais une incapable, une raciste ... mais elle ne veut pas me quitter car je suis "obligée de la soigner". Si je lui réponds que nos différends me pousse à l'adresser à un confrère elle retorque qu'elle a cotisé toute sa vie et qu'elle mérite sa CMU (ce que je n'ai jamais contesté au passage).

Bien sûr elle s'arrange pour venir quand mon titulaire est absent, car lui bien sûr sait pourquoi elle n'est plus sa patiente. Lui a réussi. Et elle fait passer ça pour un choix.

Bref dès la veille c'est une grande douleur que de se préparer à l'idée même de la recevoir, savoir si ça va bien se passer, si "je vais m'en prendre plein la gueule" ...

Madame MegaChieuse a réussi à persuader tout le monde qu'elle avait une maladie qui l'empêchait d'être sympa. Sauf moi bien sûr. Je n'ai jamais osé appeler son médecin généraliste de peur de savoir qu'il a voulu se pendre lui aussi. Tout le monde sait qu'elle a une excuse, et moi je n'ai qu'à faire avec. 

Elle a un caractère fort, ça tombe mal moi aussi et j'ai horreur qu'on me commande ou qu'on me dise quoi faire, surtout quand on est ni ma mère ni mon patron.

Donc elle, elle arrive en me disant que son appareil est pété et qu'elle veut le refaire entièrement. Je passe sur la séance de négociation à lui expliquer qu'une réparation est possible sans engager un renouvellement entier du dispositif qui est ni vieux ni obsolète. Mais elle ne le paie pas son nanard donc elle ne veut pas en entendre parler et hurle pour avoir un neuf.

Soit j'abdique après avoir compris qu'elle n'entendait pas/comprenait pas mes raisons, à part que je suis raciste et que je refuse de soigner les CMUs.

Je pensais que ce serait rapide et sans douleur vu sa pression pour être débarrassée au plus vite. Inutile de dire que je me fourrais le doigt dans l'oeil. Profond. On aura vu passer une saison entière.

J'avais retenu la leçon, je ferme ma bouche, me fait traiter "d'apprentie", sans broncher.

Un jour le vase débordera à nouveau et je verrais cette femme à qui on donnerait le bon dieu sans confession, me menacer de me cogner dans l'ascenseur (si je ne lui faisais pas un blanchiment alors que ce n'est pas pris en charge). Je ne dirais pas que j'ai eu peur mais vu son énergie débordante, je sais qu'il faut me méfier. 

On a finalement réussi à lui faire un appareil qui lui convenait (je passe sur le "je veux un sourire de star alors que j'ai la bouche en vrac") et elle a disparu de ma vie pour un court instant.
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