mercredi 30 avril 2014

Le remplaçant

Un jour ce qui devait arriva et j'entrais dans mon 3ème trimestre de grossesse.

Mes amies commençaient à me dire que je devais me dépêcher de faire la chambre du bébé mais moi ce que je voulais surtout c'était trouver quelqu'un pour me remplacer.

Au début j'ai cru que ce serait finger in the nose, qui n'a pas envie d'un remplacement de 3 mois ? Surtout en cette période où pour les étudiants les cours sont finis, les obligations de présence en clinique aussi, ou c'est creux niveau offre car pas encore les grandes vacances. 

Et puis j'ai déposé mon annonce et je me suis retrouvée dans un mauvais remake de mes mois meetic. A checker 10 fois par jour ma boîte mail pour vérifier si quelqu'un avait répondu à mon annonce. A fantasmer sur mon départ en congé mat' précoce dès qu'une réponse me semblait prometteuse. A être excitée en appuyant sur envoyer quand je donnais les conditions du contrat. A déchanter gravement en voyant que sur toutes les réponses aucune ne débouchait sur un entretien.

On finit par rentrer dans cette phase où par désespoir on voit le Graal en une personne qui ne sait pas écrire (je sais on est dentiste, on s'en fout de l'orthographe mais pour répondre à une annonce c'est mieux quand même). 

Rajoutez à cela le titulaire qui veut une femme blonde à forte poitrine. Alors que tous les candidats potentiels sont des hommes. Oui les dentistes femmes ont eu vite faite de google maper le cabinet et de se dire "non mais ça craint ou bien ?" et préférer ne rien tenter. Pourquoi il veut une femme d'abord ? Ah oui, il m'a répondu "c'est mieux pour les patients, comme ça ils ont le choix". Moi j'avais l'impression que le fait que je sois une femme les dérangeait un peu au début ("Quoi t'es une femme et t'es pas juste l'assistante ? Je veux dire vous êtes sûre que les femmes peuvent être dentistes ? Si jeunes en plus ?"). Ah non en fait ce qu'il voulait dire insidieusement c'est qu'il voulait une dentiste femme pour pouvoir lui refiler tous les enfants poylcariés. La seule véritable raison d'engager une femme en somme, lui refiler le sale boulot (pardon pour vos enfants, ils sont mignons mais je préfère faire autre chose les mercredis).

Un jour il a compris qu'il y avait l'offre et la demande. Que je ne pouvais pas refuser un homme alors qu'aucune femme ne se présentait. Surtout que ma gynéco commençait à s’inquiéter pour ma forme. 

A un moment il fallait donc que je prenne une décision, et ce fut facile. Un seul est arrivé jusqu'au cabinet. J'avais limite déjà imprimé les contrats, alors que lui pensait qu'ils étaient 10 à attendre derrière pour passer (il a du se farcir pas mal de rendez-vous à Paris, là où tout le monde se bouscule).

J'ai quand même vérifié qu'on était sur la même longueur d'ondes (c'est à dire qu'il n'était pas du genre à mutiler tous les patients CMU pour leur coller une prothèse dont ils n'ont pas besoin, qu'il ferait les soins le mieux possible ...).

Le titulaire voulait qu'il travaille tous les jours alors que je ne remplis pas 4 jours entiers (ou alors avec des urgences pourries), inutile de dire que je lui ai dit qu'il ferait ce qu'il voulait. Tout ce qui compte c'est qu'il occupe le terrain 3 mois, que personne ne souffre en m'attendant et que les nouveaux soient pris en charge.

vendredi 25 avril 2014

Crachoir or not crachoir ?



Difficile de trouver une photo d'unit sans crachoir, tous les modèles sont présentés avec …
(ou alors j'ai mal cherché sur google images ?).



Si comme moi on est collaborateur, on a pas trop le choix ou de pouvoir décisionnel sur l'unit sur lequel nous allons travailler chaque jour. Quand on signe on prend ce qui est disponible déjà dans le cabinet, parfois avec en tête que le titulaire doit changer de fauteuil et qu'on héritera du sien (ce sont ces petits espoirs qui font rester longtemps sur un unit trop obsolète pour être pratique). 

Viens le moment tant attendu où on peut voler des ses propres ailes (ou d'avoir le droit de choisir) et les questions arrivent. On passe sur la position des rotatifs (en fouets ou sur un chariot ???) ou l'emplacement de l'aspiration. Ce qui paraît bête mais pas anodin c'est la présence ou non du crachoir.

La tendance actuelle (malgré les photos que j'ai trouvé) est de supprimer les crachoirs qui sont des nids à bactéries impossible à bien désinfecter. Ils avaient une utilité certaine du temps  (que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître) où les aspirations n'existaient pas et où le patient se relevait pour cracher le trop plein d'eau.

Maintenant on est bien équipés, grosse canule d'aspiration et petite "paille" permettent d'éviter au patient de se noyer (même si il croit souvent que c'est le cas).

Je serais bien tentée d'éliminer le mien pour éviter que le patient ne se rasseye  tout seul toutes les 5 secondes (dans ce cas je lui laisse le soin de faire ses abdos je ne remonte le fauteuil que si je juge que c'est nécessaire). Le crachage tout au long de la séance c'est pénible, mais heureusement de plus en plus rare (marre des abdos ?).

Dans un de mes derniers postes, tous les units avaient étés renouvelés et les crachoirs avaient disparu. Les patients habitués au relevage se trouvaient alors l'air bête et étaient stupéfiés. "Bah alors comment que je fais ?". (Inutile de dire que l'envie de cracher était en inadéquation totale avec le volume d'eau présent en fond de bouche).

Souvent en fin de soins on en retrouvait un qui crachait dans le lavabo (merci merci). Bah oui comment accepter qu'on leur rogne le verre de bain de bouche pour le rinçage en fin de soins ?

Certains ne crachent pas seulement parce qu'on leur a mis de l'eau mais surtout par réflexe culturel (je pense à mes patients chinois qui se raclent la gorge même sur le fauteuil, effet geyser très désagréable garanti). Dans leur cas ils n'avalent pas leur salive, et cherchent le moindre endroit où cracher. Dans ma poubelle par exemple ou mon lavabo. Alors que je possède toujours un crachoir bien sûr.

Face à ces problématiques je sais que le choix n'est pas aisé et qu'il doit être orienté par la population qui fréquente le cabinet.

Si c'est des patients "adaptables" on se lance dans la nouveauté, pas de crachoir mais un évier dédié au rinçage de bouche pour la fin du soin (évier qui sera aussi sale qu'un crachoir on en convient mais qu'on essaiera de nettoyer le mieux possible).

Pour les autres, à moins d'avoir un lavabo personnel où se laver les mains très éloigné de la sortie du fauteuil (pour que le patient ne s'y jette pas), je pense qu'il vaut mieux garder même si c'est abdiquer sur l'hygiène.

Et vous vous préférez quoi ?

  

jeudi 17 avril 2014

Les exclus

Je ne te demande pas ton pays, ta religion. Tu souffres, cela suffit. Tu m’appartiens, je te soulagerai. " Pasteur



Si on a envie de ne pas avoir de rendez-vous il suffit de dire qu'on est séropositif.  Malgré les 20 années de lutte contre le VIH, le nombre de thèse "le SIDA au cabinet dentaire" (qui ne connaît pas quelqu'un qui a soutenu cette thèse ?), la majorité des patients VIH + continuent d'être adressés en service hospitalier. Pour passer entre les mailles de l'écrémage téléphonique, il suffit d'omettre son statut. Certains vont même jusqu'à ne pas nous le dire quand on fait le questionnaire médical, la peur d'être discriminé et ostracisé l'emporte souvent. 

C'est impensable qu'en 2014 certains soignants ignorent toujours que la salive ne transmet pas le virus. Que les seuls liquides qui sont porteurs sont le sang, le sperme, le liquide pré-séminal et le lait maternel. C'est horrifiant de ne pas savoir qu'un patient sous tri (ou bi)thérapie a une charge virale indétectable (taux de CD4+)  et qu'il n'est ainsi pas contaminant. 

On regarde le patient séropositif ou sidaïque comme un lépreux lui demandant de venir au dernier rendez-vous de la journée en oubliant le principe de précaution. Tout patient qui se présente à nous est susceptible d'être porteur du virus du SIDA, voire pire de celui de l'hépatite C. On oublie également qu'il y a des virus qui eux se transmettent par la salive comme les herpès et qui nécessitent un nettoyage plus en profondeur (le sang c'est visible, d'autant plus que le virus de SIDA est désactivé après 5 minutes à l'air libre). Ou le pire du pire le prion qui  a déterminé la norme en matière de stérilisation pour l'éliminer, à savoir 134°C (rep à ça poupinel).

Un cabinet dentaire doit répondre aux normes d'hygiène et d'asepsie et avoir un minimum d'organisation afin d'éliminer tous les risques. Faire tremper les instruments en décontamination (pour le virus de l'hépatite C par exemple plus résistant), informer l'assistante dentaire sur les risques de contamination, nettoyer les rotatifs après chaque patient avec ou sans tâche de sang, ne pas utiliser le même insert à détartrer pour tous les patients sans le décontaminer avec autre chose qu'une lingette ...

Cessons d'avoir des excuses bidons pour cacher notre gène face à une maladie qui fait peur et ayons un peu d'humanité, on est des soignants pas des robots.


En seconde position des "exclus" les patients CMU. 

Refusés en masse dans la majorité des cabinets des beaux quartiers, stigmatisés dans le stéréotype de l'étranger analphabète, grossissent allègrement la masse des patients traités dans les centres de santé mutualistes ou non, cible préférée pour le sur-traitement. L'excuse numéro 1 pour les éviter, leur soi-disant taux d'absence plus important. Comme tout nouveau patient il suffit de les "éduquer". Personnellement du haut de mes 25% de patients CMU, je n'ai aucune prothèse qui attend son propriétaire dans un tiroir. 
J'entends souvent dire qu'ils ne prennent pas soin de leur bouche alors que les soins sont pris en charge. Mais personne ne se remet en question en se disant que peut-être c'est le résultat des années à ne pas leur donner de rendez-vous, ou à leur faire des soins incomplets voire bâclés volontairement. Les choses ont changé et dorénavant beaucoup de confrères diraient qu'ils ont des prothèses que ne peuvent se payer les patients modestes juste au dessus du seuil.

Epuli gravidique. 
Bon moyen de savoir qu'on est enceinte à nouveau si on attend toujours son retour de couches et qu'on allaite pas.

En dernière place sur le podium les femmes enceintes. Nombreux sont les frileux qui leur demandent de reporter les soins au post-partum voire au post-allaitement en omettant de les prévenir sur les particularités de leur état sur la santé bucco-dentaire. Je trouve cela impensable de nier l'urgence d'une situation, de ne pas anticiper (vous connaissez beaucoup de femmes qui ont le temps de consulter dans les 3 mois suivants l'accouchement ?), de préférer prédire que "ça pourra attendre 1 an" au risque de voir une femme enceinte de 8 mois débouler pour une inflammation pulpaire aigüe qui forcément ne sera pas calmée par du paracétamol simple, de ne pas pratiquer un détartrage ou en ne donnant aucun conseil d'hygiène bucco-dentaire pour limiter la gingivite gravidique.
Les femmes enceintes c'est comme les enfants, on leur dit "y a rien d'urgent, revenez l'année prochaine" en se disant "j'espère qu'elle/il va m'oublier et trouver quelqu'un d'autre d'ici là". Heureusement l'assurance maladie encourage les soins pendant la grossesse en instaurant un examen de prévention au 4ème mois. Pour permettre enfin aux femmes de comprendre qu'elles peuvent être soignées enceintes et que si leur dentiste ne les prend pas c'est qu'il faut en changer.
J'ai espoir qu'un jour on arrête de dire "une grossesse, une dent", expression pour laquelle soignants et patients sont responsables à égalité.

vendredi 11 avril 2014

Et tu vas arrêter de travailler ?

Par un beau dimanche ensoleillé, nous avons annoncé à ma belle-mère que nous allions être parents.

Passé l'émotion elle a eu cette question "du coup tu vas arrêter de travailler ?".

Je l'aime bien ma belle-mère mais des fois elle me rappelle ma mère quand elle me sort des trucs dont je ne comprends pas le sens (à la différence que ma mère elle connaît aussi bien que moi maintenant l'URSSAF, etc). Déjà elle pensait que mon contrat pro allait s'auto-détruire. "Bah t'auras pas de mal à retrouver après" (Alors qu'on connaît tout le mal que j'ai eu avant et la chance de bosser à 30 minutes de métro). "Euh pardon ?". C'est pas comme si abcdent regorgeait d'annonces de futures mamans à la recherche d'un remplaçant pour l'intérim qui reprennent leur place après. Comme dans une entreprise normale quoi (ou dans n'importe quel poste de la fonction publique).
Et là elle a commencé à me raconter quel bonheur c'était de rester avec sa progéniture avant qu'il entre à la maternelle, ou qu'elle plaisir de ne pas travailler durant sa seconde grossesse ...

Bien sûr à ce moment là je n'ai ni parlé d'allaitement ni évoqué que je comptais bosser jusqu'à la date d'accouchement moins 15 jours. Date arbitraire qui serait changée en cas de problème lors de ma grossesse. La gynéco n'a pas cillé, elle sait que je suis libérale, elle en a vu s'arrêter une semaine avant et reprendre 2 semaines après. Nous les congés mat' on ne connaît pas. Pas de maintien de salaire. Oui on a une aide de la sécu, les fameuses indemnités journalières qui allouent 1500 euros par mois. 1500 euros c'est énorme pour quelqu'un qui n'a pas de charges. Mais en libéral entre la caisse de retraite, la régularisation de l'URSSAF quand on est juste collaborateur, ça part vite (surtout que bon faut les attendre les indemnités journalières ...)

Et là à peine enceinte, je me suis demandée si c'était normal de n'avoir jamais pensé à cette option. Je veux dire je n'en n'étais pas encore aux démarches pour le mode de garde, ni à la recherche d'un remplaçant pour le cabinet. Jamais l'idée de m'arrêter ne m'avait effleuré l'esprit.

Mr Carie qui adore sa Maman a  répondu "c'est vrai que ça coûterait moins cher que la crèche".

Et moi j'ai commencé à pâlir comme si on évoquait notre discussion sur le mariage gay.

Et j'ai balancé mon célèbre "je ne me suis pas fait chier à faire autant d'études pour m'arrêter pour un enfant", "je n'ai pas fait bac + 6  pour ça quand même !".  Non mais flûte quoi j'ai un doctorat, un titre que je me suis battue pour avoir.

Et en plus j'aime mon travail, je ne me vois pas rester à la maison toute la journée et tourner tout mon temps vers mon enfant. Bien sûr que je l'aime déjà ma crevette mais mince je ne peux pas être cette mère wonderwoman qui court partout ? 

J'ai avancé un argument de taille; l'indépendance financière. Je pensais qu'en tant que femme divorcée elle comprendrait. Bah non, toujours pas. Selon elle "être mariée est une sécurité". Quand je pense que sa génération s'est battue pour le droit des femmes. Je devrais donc me contenter de vivre sur le salaire de Mr Carie, vive le progrès. Sans parler de ma retraite qui aurait pris un bon coup dans l'aile.

Et avec quoi je vais payer les régularisations de l'URSSAF et de la caisse de retraite ? Et mes impôts ? Et nos rêves de maison? Certes 1 salaire pour 3 ce serait 4 fois moins d'impôts dans 2 ans, on repasserait dans une tranche acceptable.

Je n'ai rien contre les femmes au foyer mais je n'en suis pas une, j'ai été élevée de façon à m'émanciper dans le travail, même si je ne me lève pas avec détermination tous les matins je suis heureuse d'occuper une fonction que j'ai choisi.

S'arrêter 6 mois, 4 ans ou définitivement pour moi ce n'est pas envisageable. Mon poste ne m'attendra pas, la technique ne m'attendra pas, c'est le meilleur moyen pour moi de ne pas évoluer et de soigner juste pour manger alors que je veux soigner et avancer.

vendredi 4 avril 2014

La roue de secours

En "clinique" (par opposition aux années théoriques jalonnées de travaux pratiques) on avait un pool de patient très réduit. En somme on avait le patient du lundi 13h, celui du lundi 16h, les petits patients de pédo mercredi, celui du jeudi 16h, du vendredi 9h ... souvent on les suivait depuis la 4 ème ou 5 ème année (prends patience ...) alors vous pensez bien qu'on les connaissait plus que bien. La moitié avait mon numéro de téléphone portable personnel (plus facile de gérer les rendez-vous ainsi). Ceux dont je sentais l'envie d'aller trop loin non (plutôt des hommes bizarrement) non mais ça restait mes protégés. 

En sixième année, je possédais assez de temps devant pour moi pour en consacrer beaucoup à mes patients. J'ai été leur confidente, j'ai su plus que le dossier clinique pouvait m'apprendre, on a parlé de leurs craintes, du mari qui bat, du mari qui trompe, de leurs enfants que je suivais aussi parfois.  

Dans mon pool, il y avait BN. Les longues séances pour l'appareiller m'ont permises de mieux le connaître. Si j'avais un peu de temps je n'hésitais pas à continuer la discussion en l'accompagnant vers sa femme qui faisait le ménage au service de radiologie du CHU. C'est lui qui m'a dit que je roulerais en BMW une fois ma thèse passée. C'est lui qui était en colère quand son fils a annulé son mariage au bled en refusant de consommer la nuit de noce.

Une après-midi alors que je lui soignais ses caries, un ami est venu me trouver pour me dire que j'avais une roue crevée. J'ai fait une mine déconfite. Je sais changer une roue, du moins en théorie. Mais je savais pour avoir déjà essayé lors d'un entraînement avec mon père que le cric était trop court et qu'il fallait une force conséquente pour enlever les boulons (qui ne s'est jamais tiens je vais démonter ma roue pour voir ?).

BN s'est tout de suite proposé de m'aider. Je ne crois pas avoir hésité longtemps avant de dire "c'est trop sympa merci". Je nous revois encore partir à la fin du soin vers ma voiture, moi toujours en blouse et lui à côté. Je le revois les mains noircies me proposer d'emmener la roue chez un garagiste pour la réparer. J'avais refusé, ne voulant pas lui être trop redevable. 

Puis la fin de l'année est arrivée, je suis partie en ayant pris soin de faire la passation avec une amie. Il en profitera pour essayer de se faire rembourser un appareil fait au bled en faisant croire que c'était celui posé 2 mois plus tôt  par mes soins (sauf que je n'aurais jamais sous côté un acte, chaque point étant vital). Ma copine avait décidé d'arrêter de le suivre, elle devait le trouver trop intrusif.

Pour elle c'était "le gros lourd qui essayait de l'arnaquer", pour moi ça restera celui qui s'est sali sans que je lui demande rien pour changer ma roue.  
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