mercredi 25 mars 2015

Comment brosser les dents d'un bébé ?


Mes dernières publications sont très pédo-centrés mais d'après les statistiques ce sont surtout les futures mamans et les parents qui viennent trouver des conseils ici. Je me devais donc de vous donner des pistes.

Je n'ai pas utilisé le doigtier sur BébéCarie, mais j'ai failli en commander plusieurs fois en même temps que mes biberons Iltet. Je trouve ça plus sécurisant au départ que la brosse à dent, bras moins long donc plus de maniabilité. Un peu comme si on avait une compresse à picots au bout de l'index. 
Doigtier-brosse à dent en silicone



Idem je ne connaissais pas bioseptyl ni leur brosse sans poils, parfaite à mâchouiller. Car qu'on le veuille ou non un bébé de 6 mois (surtout si il "fait ses dents") aura envie de goûter /mordre la brosse et ne vous laissera pas faire un brossage académique.

Bioseptyl propose un modèle 3 à 6 mois, spécifique pour le mordillage, puis progressivement on guide l'enfant vers le brossage classique.

 Lou
 
Dès 3 mois jusqu’à 6 mois. Brosse de mordillage pour masser et stimuler les gencives avant l’apparition des premières dents



Brosse La bavouille Bioseptyl

De 6 à 12 mois. Brosse de massage pour soulager et nettoyer les premières dents.




D'autres marques types Nuby ou Nuk proposent aussi des coffrets avec plusieurs modèles de brosses à dent premier âge.

Dentifrice ou pas ?

Techniquement tant que l'enfant se sait pas cracher, on est censés ne pas mettre de dentifrice. Surtout il faut éviter le dentifrice du grand frère/sœur si il contient plus de 500ppm de fluor (gamme après 9 ans généralement). Si l'ingestion de pâte dentifrice n'est pas gravissime à faible dose, elle  fortement déconseillée pour le surdosage en fluor que cela pourrait induire. 

En somme il n'y a pas d'âge précis, il faut suivre l'évolution de son enfant. 

Dans tous les cas un "petit pois" suffit, inutile de charger la tête ou de badigeonner tous les poils comme dans les pubs. 

Par ailleurs il est important de noter que le dentifrice ne nettoie pas les dents, il améliore le confort du brossage en donnant l'aspect mousseux et l'haleine fraîche mais c'est l'action mécanique de la brosse qui enlève les saletés ... ainsi on pourrait très bien s'en passer et ne pas avoir de caries.




Ce que je préconise pour les jeunes enfants est de nettoyer les dents avec une compresse imbibée d'une solution de rinçage. Super pratique quand le bébé n'ouvre (ou ne veut pas) ouvrir trop la bouche et quand on ne doit nettoyer que les incisives.

Solution de rinçage Elmex Protection Caries
Sur une compresse pour le brossage doux 


Puis quand il manie bien la brosse à dent (ou quand on arrive à lui brosser les dents sans qu'il mâchouille la brosse) et qu'il sait cracher on peut mettre du dentifrice (généralement vers 3-4 ans).


Faut juste aimer la fraise :)
Formule brevetée combinant Fluor (500ppm) + Isomalt permettant une reminéralisation 2 fois supérieure à celle du Fluor seul.


Pour ceux qui n'aiment pas la fraise
500 ppm de fluor



Quelques remarques :
  • On "doit" commencer le brossage des dents en théorie à l'apparition de la première dent de lait. En pratique on fait comme on peut (j'ai commencé à 10 mois).

  • Le but est d'introduire l'objet dans le quotidien sans en faire une contrainte. Il y a bien assez  à faire avec les mouchages de nez au sérum physiologique.

  • Vers 12 mois l'enfant commence à vouloir imiter ses parents donc le mieux est d'avoir au moins un moment dans la journée où il voit vous brosser les dents.

  • (Par exemple dans mon cas BébéCarie est réticent à la brosse à dent manuelle et parfois (souvent)  n'en veut pas, par contre il me court après (façon de parler) quand je me brosse les dents avec mon électrique, je lui ai donc réservé une brossette, ça l'éclate il pleure même au moment où je l'arrête.

  • Le moment crucial est l'apparition des premières molaires de lait, dents sur lesquelles les aliments resteront plus facilement collés. Que l'enfant mange liquide ou solide, il est capital de les brosser AU MOINS UNE FOIS PAR JOUR avant les 2 ans.







mercredi 11 mars 2015

Don't look back in anger

J'aurais aussi pu appeler ce post "Non rien de rien non je ne regrette rien".

On m'a récemment demandé si je regrettais mon choix de vie. Pas celui de courir partout pour concilier le cabinet et BébéCarie mais celui de soigner des dents. 

Ces questions émanent toujours (ou presque) de futurs aspirants aux études de médecine qui ne comprennent pas bien quel plaisir on peut avoir à être dentiste.

Comme je l'avais déjà écrit, dentiste n'est pas ma vocation d'enfant, j'adorais la biologie et le corps humain, j'aurais bien fait prof ou infirmière, mais je voulais un métier qui "rapporte" alors je me suis inscrite en médecine. (On notera que durant mes études j'ai essayé de me caser avec un futur médecin pour atteindre mon 2ème but dans la vie c'est à dire avoir un mari riche) (spoiler je n'ai pas réussi mais ce n'est pas plus mal).

Le problème dans le choix de l'orientation scolaire est qu'on embrasse souvent des études sans savoir ce qu'est réellement le métier qui nous attend. J'ai l'impression en ce moment que tout le monde veut faire médecine. Parce que ça fait bien dans les réunions de famille, parce que ça pète comme titre "docteur", parce que ça gagnerait bien (notez le conditionnel). 

Je note que ces personnes ne doivent pas avoir beaucoup de médecins dans leurs proches pour en garder cette vision fantasmée ou qu'ils ont une énorme poutre dans l’œil (la faute à la pénurie d'ophtalmologistes ?). Ou alors j'ai toujours eu un point de vue biaisé par le mari de ma marraine, médecin généraliste à la campagne. Oncle que j'ai toujours vu quitté le table du 25 décembre pour une urgence, ou que je voyais veiller devant la télé tard le soir pendant ses gardes. Je pourrais aussi dire qu'il a une superbe piscine mais tout comme sa maison c'est lui qui l'avait bâtie. Et on ne peut pas dire qu'il parte beaucoup en vacances.

Bref quand on me demande si je regrette mon métier, sous-entendu si je regrette de ne pas avoir choisi médecine, je rigole.

Déjà je souris qu'on puisse penser que je n'ai pas eu le choix (c'est vrai dans la tête de beaucoup de médecins ou de personnes nous sommes des médecins ratés). Car je l'ai eu et il était tout sauf cornélien à faire. Tout à fait réfléchi mais si j'ignorais complètement dans quoi je mettais les pieds (j'ai eu un aperçu avant la rentrée en allant chercher un livre et j'ai eu un peu peur).

Passé le moment où je pleurais dans les toilettes de la fac car je n'avais pas réussi cette cavité parfaite pour amalgame sur ma dent frasaco, j'ai arrêté de me dire "pourquoi n'ai-je pas choisi médecine? ça aurait été plus simple)(simple dans le sens où je suis une intellectuelle et apprendre bêtement par cœur ne m'a jamais posé de soucis)(et ça paraît beaucoup plus simple que faire ce foutu 4 en fil de fer). En somme quand je suis rentrée à l’hôpital et que je suis devenue externe avec mes vrais patients, j'ai su que je ne m'étais pas trompée.

Et il faut dire que la réforme de la loi de santé, la peut-être future obligation à ne pas s'installer où on veut (ou du moins à être contraint comme les pharmaciens) me donnent raison.

Si je devais ne plus soigner de dents, je ne soignerais plus tout court.




vendredi 6 mars 2015

Combien coûte un enfant professionnellement ?

Le début d'année pour les libéraux est marqué par la fermeture de la comptabilité professionnelle de l'année précédente, de belles heures de prise de tête pour les rapprochements bancaires et rendre tout dans les temps à l'association de gestion (quand on a pas de comptable).

Une fois que tout est déposé, et que l'association de gestion a tout vérifié et recalculé, on obtient notre déclaration 2035 sur laquelle est inscrit le bénéfice réel de l'année terminée. Une belle manière de voir combien on a vraiment gagné.

Car en libéral on a toujours (ou presque) de l'argent sur son compte pro. Si on travaille, les entrées (et sorties) sont régulières, pas ponctuelles comme un salaire. Ainsi même si certains mois sont difficiles (sauf quand la régularisation URSSAF dépasse le solde du compte), on a jamais l'impression d'être à sec.

Et puis il y a ce chiffre que j'ai vu en bénéfice net.

J'ai demandé deux fois à la personne qui s'était occupée de la mise en forme si ça correspondait bien à ce que j'avais gagné.

Oui c'était bien ça, en 2014, j'ai gagné 7000 euros.  Pratiquement 40 000  de moins qu'en 2013. Rapportés sur 12 mois ça ne fait pas un SMIC. Même si les indemnités journalières pour le congé maternité ne sont pas comptés (mais il ne sont que de 3000 euros).

Maintenant que je suis sortie du marasme financier ça me fait sourire car je sais que je ne paierais pas d'impôts cette année, et qu'ils vont devoir me rembourser le premier tiers (et le deuxième qui viendra).

Je suis heureuse de m'en être sortie, même si je sais comment: j'ai  vidé mon livret A. Car il fallait bien la payer la régularisation URSSAF et les impôts.

Je ne pense pas qu'il y ait de meilleurs moments pour faire un enfant, je suis collaboratrice, j'aurais pu avoir un cabinet à moi et devoir payer d'autres personnes quoi qu'il arrive, ça aurait sans doute été plus dur ou stressant.

J'aurais pu aussi choisir de reporter mes cotisations retraite comme certaines le font, mais ça aurait repousser l'échéance (ou perdre un semestre).

J'aurais pu me reposer financièrement sur MrCarie ou mes parents mais ça n'est pas ma vision des choses.

Ça n'a pas été un sacrifice.

J'ai le plus beau des sourires chez moi et ça en valait tout l'or du monde.
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